Trop peu, trop lent pour l’extrême précarité

Written by admin. Posted in Logement

Voilà une délibération qui aurait dû faire débat sur le fond… Il s’agissait en effet de subventioner la phase 3 de la maîtrise d’ouvre sociale (MOUS) pour la résorption de l’habitat précaire, concernant en particulier les familles Roms qui vivent sur notre agglomération. Une action sociale dont l’élu communiste de Bordeaux, Vincent Maurin, a rappellé l’importance et l’urgence. Mais une action dont il a aussi souligné qu’elle était pour l’heure très en-dessous des ambitions nécessaires. Dommage que les querelles politiciennes (1) n’aient pas permis de faire entendre ces critiques et propositions.
 
Vincent Maurin
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
« Cette délibération permet un point d’étape de la mise en place de la Maitrise d’oeuvre urbaine et sociale chargée de la lutte contre l’habitat précaire sur la CUB.
Les chiffres présentés prouvent que l’ensemble des partenaires, Etat, Cub, conseil général et villes rassemblées dans un comité de pilotage, mènent un travail certes complexe mais dont je qualifierais les résultats de la façon suivante: trop peu, trop lent. Et cela alors que la situation est grave, explosive, notamment dans deux secteurs bordelais concentrant la majoritè des squatts du territoire communautaire.
Chalets

Mis en place par Emmaüs, les chalets destinés à accueillir des familles Roms en très grande précarité sont une réponse d'urgence salutaire. Mais cela ne saurait tenir lieu de politique publique de moyen et long terme.

Trop lent car cela fait bientôt 3 ans que le Centre d’orientation sociale est en place pour des résultats trés en deça des besoins. Notamment au niveau du diagnostic puisque qu’au moins une centaine de familles sont encore hors MOUS.

Trop peu car 32 familles sont accompagnées sur 130 diagnostiquées dont seulement 8 ayant accés â un logement autonome ou semi autonome!
La délibération pointe fortement la question cruciale de l’accés au logement et l’insuffisance de l’offre sociale disponible. La mise à disposition de 7 maisons Cub et 11 chalets Emaüs ne pouvant constituer une solution définitive.
Cela pose selon nous trois questions:
– quelles politiques nationale et européenne en direction de ces populations, favorisant l’accés au droit commun notamment par l’obtention de titres de sèjour ? Quelle mobilisation nouvelle des fonds Feder ?
– quelle réorientation de nos programmes communautaires et communaux  de logements en faveur des PLAI, dont on s’accorde ici, qu’ils sont désormais la seule solution pour répondre à l’ensemble des populations fragilisées ?
– Enfin, au niveau du pilotage, à l’issue de la pèriode officielle de durée de MOUS, ne doit-on pas rechercher une forme plus souple et réactive visant à améliorer la gestion du dispositif ?
 

 

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