Routes et chemin de fer: ces compétences que l’Etat n’en finit pas d’abandonner

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Le conseil métropolitain du 30 octobre a adopté le volet Métropole du plan État-Région. Un volet important puisqu’il comprend le financement de la dernière phase de la mise à 2 x 3 voies de la rocade et les questions ferroviaires. Pourtant, c’est sur un autre aspect que Claude Mellier a souhaité d’abord insister, celui du désengagement massif et récurrent de l’État.Claude Mellier

20 quartiers revenus dans l’austérité de droit commun

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Le contrat de ville a été adopté par Bordeaux-Métropole qui est devenue entièrement compétente en la matière. Odile Blein est revenue pour le groupe communiste sur les enjeux de ce contrat qui est loin d’être épargné par les politiques d’austérité.odile_blein

Voici une prise de compétence imposée par la loi MAPTAM qui aurait mérité beaucoup plus de débats au sein de la métropole. Les actions menées au titre de la politique de la ville ne sont en effet pas seulement de grandes actions de réaménagement urbain mais consistent bien souvent dans des petites actions que les élus locaux et associations de terrain sont mieux à même de traiter. Il n’est donc pas certain que le pilotage au niveau de l’agglomération améliore en quoi que ce soit la coordination et le déploiement de ces actions.

D’autant, et c’est le cœur de mon intervention, que ces actions comme les autres sont confrontées à la raréfaction organisée de l’argent public. Ainsi, sous couvert d’un discours bien enrobé sur le « ciblage des quartiers prioritaires » et le traitement des quartiers dans le cadre du « droit commun », le gouvernement de Manuel Valls a fait sortir 1200 quartiers du cadre de la politique de la ville. Ces quartiers sont donc rentrés dans la politique austéritaire de droit commun.

Un choix qu’il fallait oser faire quand le chômage touche plus de 3,5 millions de Français et que ce chômage est 2,5 fois plus élevé dans les zones urbaines sensibles que dans les autres quartiers. A l’échelle de l’agglomération bordelaise, ce sont 20 quartiers issus de 8 communes qui sont sortis du dispositif et sont mis « en veille ».

Nous le regrettons d’autant plus vivement que les ambitions qualitatives fixées sont justifiées. Je pense notamment à l’enjeu de l’accès de tous à la santé qui nécessite un investissement public massif pour ces quartiers. En matière d’emploi, les ambitions sont également justifiées mais elles auraient plus de crédibilité si la politique d’aménagement ne consistait pas trop souvent à évincer les activités productives des lieux d’habitation, comme c’est le cas autour de Saint-Jean Belcier et de la ZAC Garonne Eiffel. Des zones où les habitants sont plus concernés par la politique de la ville que par les quartiers d’affaires.

Par ailleurs, la volonté affichée de réintroduire les valeurs républicaines et la citoyenneté est louable. Nous rappellerons simplement que l’engagement n°50 du candidat François Hollande en 2012 portait notamment sur la mise en place du droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers. La République a bien raison de réaffirmer ses valeurs à tous les citoyens. Mais la République, ce sont aussi des droits. Un habitant sur 5 des zones sensibles est immigré et donc pour l’instant exclu de ces droits.

Un mot enfin sur une structure dont on ne comprend qu’elle soit menacée au Grand Parc. Il s’agit de la Boutique recyclerie dont le travail est reconnu dans ce quartier toujours prioritaire. C’est la raison pour laquelle les habitants et les animateurs de la recyclerie ne comprennent pas qu’on étrangle financièrement cette structure qui participe de la volonté de réduction des déchets sur l’agglomération.

 

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