Orientations budgétaires : Moins de moyens, plus de technocratie !

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197 millions d’euros ; c’est le montant des recettes perdues par Bordeaux-Métropole depuis 2013 en raison de la politique de « maîtrise des dépenses publiques ». Une perte que paient en premier lieu les agents de la collectivité contraints de faire toujours mieux avec moins. Ce n’est pas un petit paradoxe dans une agglomération en forte croissance démographique et touristique. Les besoins sociaux sont évidemment tout autres. Ce qu’a développé Lena Beaulieu, pour le groupe communiste, relevant au passage la main-mise grandissante de la technocratie dans l’exercice démocratique.finances locales

Comme l’a déjà dit Claude Mellier en bureau, nous avons d’abord noté l’absence totale dans ce rapport de monsieur Bobet de chapitre consacré aux grandes politiques publiques qui seront menées en 2017. C’est la deuxième année consécutive que le rapport d’orientations budgétaires est uniquement consacré à une note de conjoncture et à la présentation des grands ratios budgétaires et financiers de notre établissement. Ces éléments sont indispensables, mais ils devraient permettre de comprendre les moyens dégagés poste par poste sur les différentes politiques décrites dans le projet de mandature aujourd’hui actualisé. C’est en fait, permettez-moi de le dire, un aspect du glissement technocratique que de nombreux élus constatent avec regret, dans l’examen par exemple des rapports de la CLECT(*) qui sont présentés aux conseils municipaux.

Par ailleurs, un élément annexe à ce rapport mais qui n’est pas anodin, c’est le taux de réalisation pour l’exercice 2016. Après un mieux, voilà que nous redescendons nettement au-dessous des 50%. C’est une mauvaise nouvelle qui doit trouver des explications sérieuses car il en va de la sincérité du budget adopté. Pour notre part, nous pensons que la mutualisation à marche forcée n’est sûrement pas étrangère à cette situation : quand la moitié des agents de la métropole ont passé un trimestre à déménager, cela ne peut pas ne pas avoir de conséquences sur l’avancée des projets. C’est donc encore une preuve supplémentaire de la déconnexion de cette mutualisation avec les enjeux de la métropole.

Lena Beaulieu

Nous voyons aussi un lien avec le tassement assumé dans ce rapport de la masse salariale et des effectifs. Contraindre les effectifs quand la démographie augmente et que les compétences s’accroissent, c’est évidemment faire moins. Nous le regrettons et nous partageons avec quelques élus ici la très forte inquiétude sur la capacité des services à faire face à une demande forcément croissante dans une agglomération en forte évolution démographique et touristique. La revendication d’une pause dans cette contraction des effectifs est donc bien un minimum. Avec plus de besoins, il faudrait évidemment plus de moyens.

C’est sûr, les contraintes décrites dans la première partie du rapport, et notamment la politique nationale d’austérité vis-à-vis des collectivités locales, sont une entrave à l’exercice de ces services publics. En cumulé depuis 2013, ce sont plus de 197 millions d’euros que l’Etat a amputé des recettes de notre établissement pour rétablir les comptes publics abimés par des politiques mises au service des intérêts financiers. Un scandale qui, contrairement à ce que pourrait laisser croire le document, ne date pas de 2012 et dont on n’a pas entendu dire que ni le PS ni l’UMP ni le FN n’entendaient y mettre fin après 2017.

Nous croyons pour notre part que les intérêts financiers sauvés par la puissance publique suite à la crise de 2008 doivent aujourd’hui être mis à contribution pour financer les besoins sociaux et environnementaux. Le retour à une véritable fiscalité des entreprises combinée à une lutte déterminée contre l’évasion fiscale qui voit échapper 60 à 80 milliards d’euros par an seraient des premiers pas.

(*) Commission locale d’évaluation des charges transférées

Rendre la ville compatible avec leurs profits

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En charge de l’économie à Bordeaux-Métropole, Virginie Calmels a présenté lors du dernier conseil sa « feuille de route » visant à la création de 100 000 emplois sur l’agglomération, ainsi que le volet métropolitain du schéma régional de développement économique (SRDEII). Des orientations que l’élue-dirigeante du MEDEF a voulu inscrire dans un sens : rendre le développement de la ville compatible avec le développement des profits. Voici l’intervention de Jacques Padie sur ce sujet :image

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