Joyeuse, sincère et volontaire bonne année !

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans Balades, De la sensiblerie dans le radis, La politique, c'est la vie. Ou presque

Quatre jours que je regarde mal ceux qui arrivent à sourire en se souhaitant une bonne année. Quatre jours que je me dis, pompeusement peut-être, qu’on a le droit de combattre mais pas de souhaiter. Pendant quatre jours, j’ai en fait oublié ce qu’avec les amis-es des Nouvelles nous avions décidé de mettre de la poésie dans cette nouvelle année. Voici comment je l’ai justifié:

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Brins de poésie avant le combat.

Inutile de faire la liste des sombres affaires traversées en 2015 pour comprendre qu’il a fallu une bonne dose de Champagne pour se souhaiter une bonne année ce 1er janvier.

Ca slalome encore dans les yeux de Juliette

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans L'ovalie, c'est l'école du radis

Dernière chronique pour Les Nouvelles de Bordeaux. Son directeur n’est vraiment pas une lumière: l’aurait mieux fait de me payer le reportage en Angleterre; ca va lui coûter beaucoup plus cher en 2019 au Japon…!

A un coin de table, l’autre soir, pendant le repas du parti, Juliette était encore toute à son émotion. « Oh lala… tu as vu comment ils se faufilent, les néo-zélandais, au milieu des autres…», me dit-elle en dessinant la ligne de la course avec sa main.

Un relais de tarés

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans Balades

J’ai cru que c’était un fou, vraiment. C’était sur ce bitume oublié à la sortie de la zone sémi-piétonne derrière la cathédrale. Un reliquat de la période automobile. Du bon vieux bitume qui tranche avec les jolis pavés plats d’à côté. Quand elles arrivent là, les automobiles accélèrent d’instinct. Même pour quelque mètres; c’est si rare de pouvoir accélérer dans ces quartiers.
On en était là et lui était là, au-milieu de la piste d’accélération, planté sur ses deux pieds, les yeux rivés au sol. J’étais loin encore mais j’avais envie de lui crier: « Ne reste pas là, ami, regarde derrière toi, ils vont accélérer ! » Sur le trottoir, à son niveau, un passant semblait presque se moquer. Moi, j’avançais et vraiment, je pensais que c’était un déséquilibré. L’avait pas l’air pourtant, avec sa tenue d’enseignant jeune retraité: sac à dos presque de sport et petit kaway léger.