Articles marqués avec ‘camp de Mérignac’

Hommage aux étrangers, et à ma grand-mère

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque

Comme chaque année ou presque, j’étais au camp de Souge cette après-midi d’automne. Pour raviver la mémoire des 256 citoyens fusillés entre 1940 et 1944. Mais cette année, je dois bien avouer que j’étais un peu plus stressé que d’habitude. C’est mon père, au titre de l’association des familles de fusillés et déportés, qui devait prononcer le discours. L’association voulait évoquer le sort des étrangers, nombreux parmi les 256. L’angoisse dépassée, il a été parfait et a terminé par l’évocation de la fuite de ma grand-mère, à travers la forêt landaise. Je ne peux rien dire d’autre que lisez, et retenez:

La vie des 256 fusillés dans un bouquin

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque

Ce dimanche après-midi, j’arpenterais avec d’autres la terre boueuse du camp de Martignas pour rendre hommage, comme chaque année, aux 256 ouvriers et paysans qui ont été fusillés dans cette Lande girondine entre 1940 et 1944. Parmi les 256, il y avait mon arrière-grand père. Parmi les prisonniers de Mérignac, mon grand-père. Il faudra en reparler parce que le période l’exige. En attendant, le livre produit par le comité du Souvenir de Souge est une mine d’histoires humaines. A se procurer très vite, ici.

Dans la chaumière de Lucien

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans Balades

Peut être un peu aigrie, je crois que ma grand-mère détestait cette maison. Presqu’autant qu’elle l’admirait. Lucien le sait. Quand ils étaient enfants, il avaient erré dans ces Landes mystérieuses. Leur mère, perdue d’avoir perdu son mari, ne savait plus dans quel lieu nourrir ses enfants. En 1942, elle avait choisit l’Auvergne puis, va savoir pourquoi, elle était revenue dans cette forêt où André avait travaillé.image