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Si ce dessin s’accroche…

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans Balades, Le monde est radis

J’ai déjà parlé de mon ami Hanna, rencontré quelques mois avant le déclenchement de la seconde Intifada, à Jifna. Voici sa sœur, Mary. Contrairement à son frère, elle vit toujours dans ce petit village chrétien proche de Ramallah. Avec ce même sourire prudent et sincère, elle nous avait accueilli dans sa maison, nous avait expliqué les projets du village et raconté l’histoire de sa famille chassée de Jérusalem par le colonialisme d’en face.

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Nous, nous étions un tout petit groupe de jeunes français. 5 gars, une fille. Très jeunes. Confrontés aux récits difficiles et au quotidien impossible des palestiniens rencontrés. Je me souviens de mon ami Valère, rouge de colère et tremblant de rage à chaque passage aux Check-point; de Sébastien retenant ses larmes et ses poings à chaque nouveau récit, enragé par la violence de ce que nous voyions aussi bien que par notre impuissance. Je me souviens de notre silence à tous lorsque du coffre de la voiture militaire qui nous précédait, était apparu la canon d’un fusil. Par simple habitude de l’humiliation ou bien pour achever de nous faire comprendre qui commandait, ce pion de Tsahal nous pointait.

« Que nous ne perdions pas nos enfants. Ni eux, ni nous. »

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque, Le monde est radis

Ce matin, j’avais prévu de ne pas lire le reportage de Pierre Barbancey. Pas par désintérêt, évidemment. La rage est toujours là et comme Michel Hilaire, je me demande bien comment mon esprit pourrait se mettre aujourd’hui en vacances. Mais justement, ce que Pierre rapporte chaque jour dans l’Humanité est tellement grave, tellement révoltant que je jugeait nécessaire de prendre du recul. Un hôpital, je sais, a été bombardé. 100 000 Palestiniens chassés de leurs maisons, de leur terre. Plus de 600 morts dont on tente de nous faire croire qu’ils y étaient tous pour quelque chose si leur pays est une prison.

Je regardais la liste des personnalités qui ont signé l’appel pour une protection internationale du peuple palestinien et je me disais qu’au moins, l’Humanité fait le métier. Et puis, j’ai aperçu cette citation, en italiques, dans le reportage de mon camarade Pierrot : « La solution n’est pas que nous perdions nos enfants. Ni eux, ni nous. » Ni eux, ni nous. Cette phrase a résonné un moment.