Articles marqués avec ‘Grèce’

Pour changer la monnaie !

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque

Avec mon ami, l’Asperge noire, nous avons écrit cette tribune qui passe aujourd’hui dans l’Humanité. Pour contribuer au débat et, surtout, inciter à l’action !

Construire des luttes pour changer enfin la monnaie

Le coup d’Etat financier dont la Grèce a été victime le 13 juillet n’a pas fini de nous interpeller. Le choc de la défaite – fut-elle provisoire, est à la hauteur des espérances que les progressistes de toute l’Europe avaient placé dans le mouvement proprement révolutionnaire à la manœuvre dans ce pays. Nous n’avons pas fini d’en analyser les causes et les conséquences. Il faudra du temps pour cela. Mais la situation nouvelle crée dans le continent par ce coup d’Etat exige en même temps que la gauche révolutionnaire mette rapidement sur la table des analyses, des stratégies et plus basiquement des revendications capables de créer le rassemblement nécessaire pour changer l’Europe et en finir avec cette fuite en avant du capitalisme fou. Oui fou qu’il est face à une crise systémique dans laquelle il n’en finit pas de se débattre, sacrifiant les peuples les uns après les autres. Il y a à cet égard, un certain aveu de faiblesse dans la violence déployée le 13 juillet.

Effets de manche retirés

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque

J’ai failli lire une interview intéressante d’Alexis Corbière dans Marianne… Si si, j’vous jure… Le dirigeant du PG était invité à donner son avis sur l’évolution du débat à gauche suite au coup d’Etat du 13 juillet dernier à Athènes. Bien sûr, le système monétaire est au cœur de cette discussion.  Pierre Laurent en a dit quelques mots dans une interview ce week-end.

Mais en commençant à lire Alexis Corbière, j’ai eu deux paragraphes de douce utopie… Oui, j’ai pensé qu’il s’agissait là aussi de participer au débat de fond sur la question de savoir comment sortir du dogme ultralibéral imposé par les dirigeants européens. C’est d’ailleurs ce que s’attache à faire le dirigeant du PG deux paragraphes durant : comme l’ensemble du Front de gauche, il dénonce « cet euro-là », dit qu’il faut désobéir et que la France a un rôle tout particulier à jouer dans l’instauration d‘un rapport de forces autrement plus favorable aux peuples. Il fait aussi part du débat interne au PG, qui a écarté une « sortie sèche » de l’Euro, mais a élaboré un « plan B », de désobéissance.

Le radis a eu tort, il s’est endormi

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque

On était en débat hier, à Bègles. Pour « se défouler », comme on dit en espagnol ; comparer nos analyses face à l’histoire en accéléré qui se joue à Athènes. On a bien parlé, ca faisait du bien. On était nombreux, on en avait besoin. A la fin, trop peu, on s’est donné des perspectives, on a parlé devoir de solidarité et nécessité d’élever le rapport de forces en Europe et le niveau de nos revendications. Stimulant.
Et puis est venu le temps du barbecue. Merguez, ventrèches et boissons fraiches. « Alors, le radis, comment ça va ? », m’a demandé la parisienne de la soirée. Et moi de lui rétorquer le plus naturellement du monde : « Le radis ? Ben, il est endormi. » Vérité dite qui aussitôt faisait jaillir le paradoxe. Ben alors, Radis ? Et les perspectives, et les revendications, et la solidarité ? Non pas que, dans la vie, le radis soit toujours endormi. Le soir venu, quand il lâche son clavier c’est des fois pour coller des affiches, boire des bières, débattre avec des voisins, baigner ses enfants, tenter d’animer la vie de quartier, câliner sa douce, distribuer des petits papiers. Un peu. Mais avoir laissé le Radis endormi, est-ce bien sérieux dans ces moments si douloureux ?