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Ibrahim Maalouf… Oh le con !!

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans Balades

Ibrahim, je te jure, je n’y voyais rien. On n’y voyait rien. Arrivés tard, la fosse était pleine mais on s’en foutait. Derrière la régie, j’te jure qu’on ne pouvait pas faire pire. En se contorsionnant un peu, entre deux barres métalliques, on apercevait parfois une silhouette sur laquelle les projecteurs étaient braqués.
Le rendez-vous était pris depuis un an mais Fred est venu avec moi au pied levé, remplacer un autre ami trop occupé.
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Fermer les yeux ou merci Ibrahim

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans Balades, De la sensiblerie dans le radis

Passer de la douceur à l’envie de hurler. Suivre le souffle mélodique de cette trompette, siffloter, fredonner, sourire, fermer les yeux et les rouvrir. Profiter de ces notes qui rentrent et sortent et remercier celui-là, sur la scène qui, un brin nonchalant, n’a peut-être pas conscience d’avoir rendu ta semaine plus respirable. Putain, comment le temps de quelques refrains instrumentaux tout ce qui se fait de plus moche et de plus beau s’est côtoyé dans ma tête sans plus de drame ni plus de cri. L’uppercut de dimanche dernier, il ne l’a pas effacé ; ne s’est même pas penché dessus. Et pourtant, sa trompette a bel et bien fait l’effet d’une pommade dont seules les mains aimantes savent comment la passer. maalouf

Et l’instant d’après, me venait l’envie de me marrer. Sur une note seulement. Décalée ou exagérée. Rire ensemble des choses différentes que nous avons dans la tête. Mettre de la musique sur chacune de nos pensées. Déception et espoir ; l’agacement provoqué par le con du quartier comme les doux gazouillis de mon enfant. L’impuissance face à la tristesse de mes copains comme le goûter réussit de mon aînée. L’envie d’un repas de famille et de voir ceux qui dépriment, le trop-plein de voir sa gueule d’enculé. Tout ceci y est passé. Les uns après les autres, sans trop qu’on y pense.

Et puis, enfin, en fredonnant sa Lily, les yeux qui se ferment. Toute la semaine, je les ai fermés. Pour les reposer. Et comme ca ne marchait pas, je mettais les mains dessus. Ca m’empêchait de pleurer. Et puis là, enfin, les yeux qui se ferment, gardent le bleu des lumières et sentent cette légèreté. Hume-la cette musique qui te berce et t’apaise sans penser à te consoler. Rouvrir et refermer, pour vérifier. Hum… que c’est bon ! Celui qui trouve a gagné, dans un concert un jour, un chanteur a lancé, la gorge nouée de bonheur : « Quel beau métier quand même ! ». Quel beau moment quand même !

Sa Lily will soon be a woman