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Le jour d’après, se manifester

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque

C’est le jour d’après. Tout ne fut pas parfait, rien ne le sera tout à fait. Pas une seconde de son mandat, le président de la République n’aura été à la hauteur de sa fonction. Pour rendre hommage à nos camarades et aux innocents, François Hollande convie les assassins israéliens et les pourfendeurs des libertés à battre le pavé. Nous n’étions pas trop de 4 millions pour laver cet affront.

Nous étions si nombreux. A ne pas dire grand-chose, en réalité. « Je suis Charlie ». Cela peut paraître surréaliste et pour tout dire parfois inquiétant, autant de monde rassemblé par la simple envie de communier. Inquiétant quand l’émotivité prend le dessus. Pour ma part, j’ai vite choisi d’assumer. Autour de moi, sur les allées d’Orléans jusqu’à Pey-Berland, j’ai senti ces regards tellement semblables au mien. Nous avions besoin de nous regarder, de nous ressembler. « Tout ce monde se cherche, se regarde, s’admire aussi de se voir », écrit l’Humanité. C’est vrai. Un irrépressible besoin de douceur et d’humanité.

Né dans la barbarie et la débilité. Mais né, n’empêche !

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans De la sensiblerie dans le radis, La politique, c'est la vie. Ou presque, Le monde est radis

Il est bien sûr souvent question des enfants chez le radis. L’expression rayon de soleil serait faible pour décrire ce que représentent mes filles.

L’autre jour, je promenais mon bébé dans les bras et je lui parlais. Je fredonnais: « Tu es si belle mais tes parents sont si fous. Pourquoi donner la vie dans un monde si pourris ? » Mon humeur était sombre comme on peut l’être après avoir vu que la destruction d’une école remplie de réfugiés ne suffit pas à réveiller le Monde.
« Le monde est si pourri ma chérie mais heureusement, nous sommes beaux, nous qui n’acceptons pas ces massacres et ces injustices. On n’a pas toujours raison mais on aurait tort de ne pas essayer de le rendre plus beau ! » Dans mon esprit, les mots d’un autre résonnaient: « Et rien que la beauté du geste, te donne raison sur c’que tu déteste. » Mano Solo savait-il l’hommage qu’il rendait à mes camarades ?
Ce soir, j’ai reçu un message relayé par une organisation juive pour la Paix. Ils disent que la mère de cet enfant est morte suite aux bombardements, avant d’avoir pu accoucher. Mais que l’acharnement des médecins a sauvé la vie de ce bébé.
Regardez le bien. Regardez comme il est beau. Il est né dans la tourmente d’un monde barbare et débile. Mais il est notre raison d’agir. Son image est triste mais elle contient la rage de vivre en elle. Triste mais donnant de l’energie, déterminée. Comme un couplet de l’ami Mano.

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« Que nous ne perdions pas nos enfants. Ni eux, ni nous. »

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque, Le monde est radis

Ce matin, j’avais prévu de ne pas lire le reportage de Pierre Barbancey. Pas par désintérêt, évidemment. La rage est toujours là et comme Michel Hilaire, je me demande bien comment mon esprit pourrait se mettre aujourd’hui en vacances. Mais justement, ce que Pierre rapporte chaque jour dans l’Humanité est tellement grave, tellement révoltant que je jugeait nécessaire de prendre du recul. Un hôpital, je sais, a été bombardé. 100 000 Palestiniens chassés de leurs maisons, de leur terre. Plus de 600 morts dont on tente de nous faire croire qu’ils y étaient tous pour quelque chose si leur pays est une prison.

Je regardais la liste des personnalités qui ont signé l’appel pour une protection internationale du peuple palestinien et je me disais qu’au moins, l’Humanité fait le métier. Et puis, j’ai aperçu cette citation, en italiques, dans le reportage de mon camarade Pierrot : « La solution n’est pas que nous perdions nos enfants. Ni eux, ni nous. » Ni eux, ni nous. Cette phrase a résonné un moment.