Articles marqués avec ‘L’Humanité’

Le jour d’après, se manifester

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque

C’est le jour d’après. Tout ne fut pas parfait, rien ne le sera tout à fait. Pas une seconde de son mandat, le président de la République n’aura été à la hauteur de sa fonction. Pour rendre hommage à nos camarades et aux innocents, François Hollande convie les assassins israéliens et les pourfendeurs des libertés à battre le pavé. Nous n’étions pas trop de 4 millions pour laver cet affront.

Nous étions si nombreux. A ne pas dire grand-chose, en réalité. « Je suis Charlie ». Cela peut paraître surréaliste et pour tout dire parfois inquiétant, autant de monde rassemblé par la simple envie de communier. Inquiétant quand l’émotivité prend le dessus. Pour ma part, j’ai vite choisi d’assumer. Autour de moi, sur les allées d’Orléans jusqu’à Pey-Berland, j’ai senti ces regards tellement semblables au mien. Nous avions besoin de nous regarder, de nous ressembler. « Tout ce monde se cherche, se regarde, s’admire aussi de se voir », écrit l’Humanité. C’est vrai. Un irrépressible besoin de douceur et d’humanité.

Erdogan pilonne la paix, encore

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque, Le monde est radis

Deux titres possibles au billet de ce jour: « le Monde est merdique » ou bien « Qu’il est long le chemin de la Paix ».

Profitant de l’inaction des diplomaties internationales, le président turc a décidé de poursuivre son chemin sectaire et répressif. A Konabé, les combattants kurdes sont en première ligne; c’est pourtant le monde entier qui est menacé par les islamistes armés. C’est donc au monde de répondre, avec ses armes, militaires et diplomatiques.

Elle raconte les choses comme ca, Simone.

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans Balades

Cet été, l’Humanité donne la parole à celles et ceux qui ont vécu la Libération. Ce matin, C’est le tour de Simone Rossignol, qu’on connaît bien dans la ville du Radis.

La Libération ? Simone Rossignol balaie l’évocation d’un revers de main : « C’est bien simple, je n’étais pas là. » Fermez le ban. Il faut insister un peu pour apprendre qu’avec sa sœur Paulette, l’ancienne maire de Bègles était en quelque sorte aux premières loges pour assister à la libération de Bordeaux. « Non, je n’étais pas là, insiste-t-elle, j’étais partie en Dordogne avec Paulette. » Sans nouvelles de sa fille depuis plusieurs jours, elle avait enfourché son vélo pour parcourir avec sa sœur les 120km qui sépare la banlieue bordelaise de son village près de Bergerac. Sur la route, elles croisent les maquisards du groupe Soleil, prennent des renseignements et se font héberger pour la nuit. « Toute la nuit, ça pétaradait le long de la Dordogne, ça se battait tout près de là. » Enfin arrivées chez la grand-mère, elles retrouvent la petite Nicole et assistent médusées à l’embrasement de Bordeaux. « Notre village est perché sur les coteaux de la Dordogne et le soir, on a vu un grand rougeoiement au-dessus de la ville ; c’était impressionnant. »