Articles marqués avec ‘Palestine’

Le jour d’après, se manifester

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque

C’est le jour d’après. Tout ne fut pas parfait, rien ne le sera tout à fait. Pas une seconde de son mandat, le président de la République n’aura été à la hauteur de sa fonction. Pour rendre hommage à nos camarades et aux innocents, François Hollande convie les assassins israéliens et les pourfendeurs des libertés à battre le pavé. Nous n’étions pas trop de 4 millions pour laver cet affront.

Nous étions si nombreux. A ne pas dire grand-chose, en réalité. « Je suis Charlie ». Cela peut paraître surréaliste et pour tout dire parfois inquiétant, autant de monde rassemblé par la simple envie de communier. Inquiétant quand l’émotivité prend le dessus. Pour ma part, j’ai vite choisi d’assumer. Autour de moi, sur les allées d’Orléans jusqu’à Pey-Berland, j’ai senti ces regards tellement semblables au mien. Nous avions besoin de nous regarder, de nous ressembler. « Tout ce monde se cherche, se regarde, s’admire aussi de se voir », écrit l’Humanité. C’est vrai. Un irrépressible besoin de douceur et d’humanité.

Lettre d’un ignorant pacifiste sur le Kurdistan

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans Le monde est radis

J’ai dû rater un épisode. Dans ma vie militante, dans ma culture historique et géographique, il doit y avoir un trou béant qui explique que je ne comprenne rien. Je me réveille et là, mes amis facebookiens lancent des « Gloire aux combattants », ici une vidéo circule montrant des combattantes à fière allure, partout on réclame des armes pour ces « héroïques résistants ». Pendant quelques heures, j’ai regardé passer, en mettant sur le compte de mon ignorance mon incompréhension. Et puis, curieux quand même, j’ai été chercher des explications. C’est là que je suis tombé sur un communiqué proprement hallucinant de mon parti.

Les coups de mentons de ceux qui se croient d’abord Français

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans La politique, c'est la vie. Ou presque, Le monde est radis

Commençons par ce qui doit être dit. Un homme est mort, sauvagement assassiné. Une exécution mise en scène avec une négation consciente de l’humanité. Hier soir, quand la nouvelle a été crachée dans mon poste de radio, ma fille barbotait dans son bain et je pensais à la famille de cet homme qui pleurait dans un petit pavillon de banlieue. Tout de suite, dans la radio, place a été faite au direct, devant la maison des parents de cet homme, pour recueillir leur réaction… Que reste-t-il de notre humanité ? Dans cette douleur, ce ne sont pas des pieds de caméras qu’il faut planter devant cette maison, ce sont des bouquets de fleurs, des mots d’amitié et, si j’osais, des plants d’olivier.