Articles marqués avec ‘Simone Rossignol’

Sous les tribunes de Lescure et Musard, plus que des rapports financiers

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans L'ovalie, c'est l'école du radis

Samedi 9 mai, les footeux disaient adieu au stade Lescure quand les agités de l’ovale saluaient la mémoire du stade Musard. Des évènements que la presse locale comme nationale a largement traité… en redécouvrant que le sport, c’est autre chose que des histoires de gros marchés.

« Oui mais on les paye pour gagner ! » C’est la réponse que Simone Rossignol avait obtenu d’André Moga alors qu’elle lui conseillait de relativiser une défaite des rugbymen du CAB. Dans son livre-mémoire, l’ancienne maire de Bègles se souvenait de cette discussion de troisième mi-temps, dans les coulisses du stade Musard et s’inquiétait de la dérive du sport visiblement acceptée par son ami Moga. Simone aurait donc certainement trouvé de quoi se rassurer, un peu, dans les fêtes populaires et sincères que le peuple girondin a offert à ses deux stades, Moga et Chaban-Delmas, le week-end dernier.

Samedi, sur la place de la République, les amoureux du rond ont ovationné d’anciennes vedettes et ont échangé des moments de fraternité purement gratuits jusqu’au coup d’envoi du dernier match à 11 contre 11 que connaîtrait le vieux stade des Boulevards. Fumigènes et chants en chœur, le virage Sud a comme souvent donné le ton au sein du vieux Chaban.

Simone est morte mais pas son espoir

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans Balades, La politique, c'est la vie. Ou presque

Nous étions gamins et, après le repas du mercredi midi, pour se dégourdir, se cacher ou préparer la prochaine bêtise, nous avions repéré ce chemin qui faisait le tour de la maison. Nos grands-parents ne voulaient pas qu’on l’emprunte. Trop de fatras, de choses dangereuses et puis ils ne nous voyaient pas, là, derrière. C’est dire si nous aimions y passer, nous y courser, nous y planquer… Derrière, vraiment derrière, le grillage portait encore la trace d’un portail qui avait mené au jardin de Georges et Simone. Ce portail par lequel sa maman était passée pour cacher les preuves de leur participation de son fils à la Résistance.

Elle raconte les choses comme ca, Simone.

Ecrit par radisrouge sur . Publié dans Balades

Cet été, l’Humanité donne la parole à celles et ceux qui ont vécu la Libération. Ce matin, C’est le tour de Simone Rossignol, qu’on connaît bien dans la ville du Radis.

La Libération ? Simone Rossignol balaie l’évocation d’un revers de main : « C’est bien simple, je n’étais pas là. » Fermez le ban. Il faut insister un peu pour apprendre qu’avec sa sœur Paulette, l’ancienne maire de Bègles était en quelque sorte aux premières loges pour assister à la libération de Bordeaux. « Non, je n’étais pas là, insiste-t-elle, j’étais partie en Dordogne avec Paulette. » Sans nouvelles de sa fille depuis plusieurs jours, elle avait enfourché son vélo pour parcourir avec sa sœur les 120km qui sépare la banlieue bordelaise de son village près de Bergerac. Sur la route, elles croisent les maquisards du groupe Soleil, prennent des renseignements et se font héberger pour la nuit. « Toute la nuit, ça pétaradait le long de la Dordogne, ça se battait tout près de là. » Enfin arrivées chez la grand-mère, elles retrouvent la petite Nicole et assistent médusées à l’embrasement de Bordeaux. « Notre village est perché sur les coteaux de la Dordogne et le soir, on a vu un grand rougeoiement au-dessus de la ville ; c’était impressionnant. »