L’escalade ou l’issue

13445495_1302944153067723_5343104588199403515_nQui aurait pu dire il y a 4 ans que le gouvernement socialiste, fraichement élu, terminerait son quinquennat en usant du 49-3 à l’Assemblée Nationale pour museler sa propre majorité parlementaire, que le Président de la République et le premier ministre oseraient s’attaquer à un principe fondamental de notre constitution, celui de manifester ?

La soi-disante violence des manifestations est un grossier et dangereux artifice quand tout le monde sait que les « casseurs » ne sont pas ou très peu inquiétés par la Police et le ministère de l’Interieur. Tout le monde sait que la pérennité du mouvement et son élargissement écartent toute idée de violence, d’affrontement avec les forces de l’ordre. Qui peut penser que ce sont des syndicalistes qui cassent les vitres d’un Hopital Public quand ils sont des millions à défendre l’assurance maladie, la sécurité sociale, l’accès aux soins contre les coupes sombres des gouvernements libéraux successifs ?

C’est une très grave accusation que porte le premier ministre sur les manifestants et leurs organisations syndicales assimilant grévistes, monde du travail, syndicalistes et violences. C’est une vieille rengaine du patronat remise au gout du jour. En 1936 les maîtres des forges et la bourgeoisie évoquaient les salopards à casquette en parlant des ouvriers en grève pour le Front populaire.

Qui aurait pu dire que 4 ans après nous en serions là ? Un gouvernement qui bafoue les libertés individuelles, use de tous les artifices d’un pouvoir aux abois : la violence, la désinformation, les arrestations arbitraires, la division des salariés, la stigmatisation d’une partie de la population, pour imposer une politique que désormais seul le grand patronat, les grands groupes financiers défendent.

Ce gouvernement est minoritaire dans notre pays, à l’Assemblée et au Sénat. Il l’est car il tourne le dos à ces millions d’hommes et de femmes qui lui ont permis d’exercer le pouvoir.

Il n’y a qu’une seule issue à cette crise politique et sociale, la suspension du débat au Sénat et le retrait de cette loi qui de toutes façons sera encore aggravée par la majorité de droite au Sénat et ne trouvera d’autant moins une majorité à l’assemblée. Les provocations du premier ministre n’y changeront rien. Le concernant, une question se pose aujourd’hui avec de plus en plus de force,  peut-il encore rester au poste ou il est ?

   

Ecrire un nouveau récit émancipateur

Editorial des Nouvelles de Bordeaux du 9 juin 2016 : www.nbso.fr

Le mouvement contre la loi travail prépare le 14 juin prochain une grande manifestation nationale à Paris au moment de l’ouverture du débat sur le texte de loi au Sénat.

Lundi le ministre Macron dans une énième provocation avait choisi de célébrer les 80 ans du front populaire à Montreuil, ville monde, ville ouvrière. Patrice Bessac maire communiste de la ville avait refusé de l’accueillir car si : « En 1936, avec le Front populaire la gauche est rentrée dans le cœur du peuple, en 2016, le gouvernement actuel l’en a fait sortir ».

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